Kismet de Phocée (née vers 690 av. J.-C., mort non datée). De lignée étrusque, courtisane érudite, fréquentant avec grand plaisir dès sa prime jeunesse les anachorètes et ermites autour de chez elle, notamment au sein de la docte assemblée des stylites haut perchés du Péloponnèse occidental qui appréciaient ses frasques sexuelles acrobatiques, elle s'était finalement amourachée de Stylus Gragerfis lors d'un cours d'ontologie dans le jardin aux pommes gourmandes à Athènes. Thalès de Milet serait son petit-fils.
Stylus Gragerfis a célébré la grâce éblouissante de Kismet :
Κίσμητ Φωκαίας,
φῶς ἐπ᾽ ἀκροπόλιν θαλάσσης,
ἡ ὄψις σου ἥμερος ἄνεμος.
οὐκ ἐζήτουν σοφίαν
οὐδὲ δόξαν·
ἀλλὰ τὴν ἡσυχίαν
ἐν τῷ βλέμματί σου.
εἰ τὸ οὐδέν ἔχει μορφήν,
σύ εἶ ἡ πραότης αὐτοῦ.
Voluspa Dierne a célébré la poésie affriolante de Kismet de Phocée dans un très beau dossier du Bulletin des joyaux antiques (La Canée juin 2014) intitulé Les vers fantaisistes d'une belle étrusque.
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Ce texte s’inscrit dans la tradition du Magnus Nihil
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