Recrutement de Robert Trifelle par le KGB

Le rébarbatif Robert Trifelle a bien été recruté en 1948 par les services soviétiques, nom de code golova, pour nous bassiner avec sa morbide misanthropie grandtoutesque et ruiner notre santé mentale (hors-série des Cahiers Trifelle, 10 septembre 2025, Scoops et potins).

L'opération Caramels mous (Mягкие карамельки) montée en 1954 par le KGB visait à transformer Robert Trifelle en Francis Scott Fitzgerald et de substituer le faux philosophe est-allemand francophile au dépressif auteur du poignant The Crack-up. Nous voulions saper le moral des Yankees avec la misanthropie insatiable de Trifelle, celui-ci nous avait affirmé qu'il pouvait confectionner des aphorismes d'une tristesse infinie et qui seraient destructeurs, il était prêt à combattre l'Empire du Mal a écrit le Colonel Igor Kuchaderma, chef de l'unité Chirurgie esthétique du KGB, dans son autobiographie Intox et botox parue en 2004. 

Mais on ne démoralise pas des bigots comme ça. Surtout pas des hypers bigots de la côte Est des États-Unis. Ce n'est pas un triste aphorisme de Trifelle qui aurait pu faire vaciller un État-Église. Et puis, Fitzgerald était mort le 21 décembre 1940 à Hollywood, cela n'avait pas de sens. Et puis Trifelle voulait une poitrine formulée selon son désir afin de vivre la douce vie d'une femme, désirée et adulée par la gent masculine. Caramels mous prit fin avant d'avoir commencé. 

Robert Trifelle, alias Rudolph Mastor, fut alors déguisé en philosophe est-allemand francophile par l'unité textiles, accessoires et têtes de clown du KGB, et transféré à Rome vers 1956 (bien avant son opération de chirurgie plastique).

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Ce texte s’inscrit dans la tradition du Magnus Nihil

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