Robert Trifelle – Grandtoutisme et nihilisme d’emprunt

Robert Trifelle (dates incertaines) est une figure controversée du paysage littéraire du XXe siècle. Longtemps présenté comme un penseur du Rien, il apparaît aujourd’hui, à la lumière des travaux de Bruce Köttersigrar, comme un grandtoutiste utilisant les formes du nihilisme à des fins personnelles.

Son œuvre, marquée par une tonalité sombre et parfois misanthrope, reprend abondamment les constructions phrastiques de Marcel Jutique tout en les vidant de leur hospitalité ontologique. Là où le nihilisme solaire laisse être, Trifelle soupçonne, attaque et dramatise.

Le plagiat dont il s’est rendu coupable dès les années 1920 ne relève pas seulement d’une faute littéraire : il manifeste une incapacité à habiter le Rien autrement que comme négation.

Si Trifelle critique le Grand Tout, il en conserve les réflexes : systématisation, ressentiment, posture polémique. Il n’incarne pas le nihilisme, mais son ombre.

Les Cahiers Trifelle (depuis 2017) ont entrepris l’étude méthodique de cette figure ambivalente.

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