Kinga Sabot et le petit chien au regard langoureux

Kinga Sabot, née en 1919 à Göteborg de parents exilés ayant fui les horribles Soviets et le cruel NKVD. Elle fait son entrée en politique lors du colloque de La Canée de 1938 où elle incarne avec Meredith Arbre Rond et Félix Beauplace le cercle céruléen qui appelle à une complète refondation du mouvement rienesque. Les trois insoumis publient alors les Manifestes pour un nouveau nihilisme.

Sabot, à l'automne 1939, s'éloigne volontairement du monde moderne à bord d'une goélette à voiles à cornes. Sa fortune n'a rien à envier à celle de sa compagne, Paloma van Zuiler, héritière d'une société de construction du Massachusetts, qui abandonne l'argent familial pour une vie en mouvement. Escales africaines, puis jeûne d'un mois à Zanzibar, cabotage le long des côtes indiennes, l'Australie par la côte ouest (Perth, Cape Arid et Mount Gambier) avant les Philippines et une disparition rapide des radars. Apoastre du clinfoc raconte les jours qui passent à bord sur des mers poisseuses ou vicelardes puis la découverte de l'île rienesque qu'elle appelle son petit chien au regard langoureux. Nul ne sait où est cette île luxuriante dont elle fit sa maison. Écrit semble-t-il en 1941, le livre est arrivé par la Poste à Vienne, en 1955, alors que tous la croyaient morte.

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Ce texte s’inscrit dans la tradition du Magnus Nihil




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Magnus Nihil

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